Les meilleurs navigateurs Internet 2014 : classement popularité janvier – février

Les navigateurs Internet gratuits, il y a en a pour tous les goûts (rapides, légers, sécurisés, français) et tous les besoins. Tous les deux mois, l’Arpenteur dresse le palmarès de popularité, en détails et toutes catégories confondues (desktop, mobiles, tablettes, consoles), des meilleurs logiciels de surf à travers la France, l’Europe et le Monde, et vous aide à déterminer lequel télécharger et installer en toute connaissance de cause.

  • Symbole officiel du navigateur Chrome
    Chrome
  • Symbole officiel du navigateur Internet Firefox
    Firefox
  • Logo officiel du navigateur Web Internet Explorer 11
    IE11
  • Symbole officiel du navigateur Web Safari
    Safari
  • Symbole officiel du navigateur Internet Android Webkit, installé par défaut sur les appareils mobiles sous Android
    Android Webkit
  • Symbole officiel du navigateur Internet Opera
    Opera
  • Symbole officiel du navigateur Internet UC Browser
    UC Browser

Sommaire

  1. Le classement mondial toutes catégories des principaux navigateurs Web
  2. Zooms semestriels : les navigateurs Web sur tablettes et consoles
  3. Février 2014 — le bilan

Le classement mondial toutes catégories des navigateurs Web [Sommaire]

Le vainqueur [Sommaire]

Et pour cette première édition du classement mondial des navigateurs Web tous secteurs confondus (PC, portables, tablettes, smartphones et consoles), le maître incontesté et absolu est… roulement de tambours… Chrome ! En même temps, on s’en doutait un peu. Quel que soit le système de mesure, quel que soit le panel de sites ou d’internautes observés, avec approximativement un tiers du trafic généré par son entremise le navigateur de Google domine donc début 2014 la navigation sur Internet. Loin, très loin devant tous ses concurrents.

Un bémol cependant : sa progression. Auparavant fulgurante, elle est pratiquement stoppée aujourd’hui (et la courbe aurait même tendance à s’inverser, voir les résultats produits par Akamai IO ci-dessous). La faute à un secteur, la navigation pour ordinateurs de bureau, où il est certes ultra-dominant depuis des lustres et où il culmine actuellement à près de 50% de PdU, mais un secteur qui se fait petit à petit grignoter ses propres parts d’utilisation par tout ce qui est navigation mobile, à savoir l’Internet sur smartphones, tablettes et autres objets connectés. La révolution est en marche.

Les challengers [Sommaire]

Du côté des challengers, pas de grande surprise non plus. Question hiérarchie nous retrouvons en seconde position l’Internet Explorer de Microsoft dopé à sa version 11 (enfin compétitive ?), suivi de près, de très très près, par le champion de Mozilla Firefox toujours fidèle à lui-même et à sa communauté, lui-même au coude à coude pour la troisième place avec le multi-plateformes de Apple, le Safari sous toutes ses déclinaisons. Les trois sont dorénavant dans un mouchoir de poche, entre 15 et 20% de parts d’utilisation.

Dans le détail nous avons donc un Internet Explorer passé sous la barre des 20% de parts d’utilisation et qui garde le (mauvais) cap, entamant une 11ème année consécutive de baisse. 2014, année critique pour le navigateur de la firme de Redmond ? Probablement, car on ne parle plus dorénavant d’une lutte avec Chrome pour la première place, mais carrément du risque de chuter du podium — voire même de passer derrière toute la concurrence…

Firefox quant à lui s’accroche de toutes ses forces à ses acquis, et parvient tant bien que mal à conserver sa troisième place quelque part autour des 15% de PdU. Le navigateur de la firme de Mountain View devra impérativement percer dans l’univers du mobile en 2014 si il veut avoir une chance de conserver un pied dans la cours des géants du Net (de mémoire il y végète autour des 1%). L’arrivée de Firefox OS et de ses smartphones à 25 euros « à destination des pays émergents » va pouvoir y contribuer (Firefox OS, le système mobile (presque) made in France).

Safari continue sa lente percée et profite à fond de la part grandissante du secteur mobile dans la navigation Internet. Stable du côté desktop, son implantation majeure dans le domaine des smartphones et des tablettes fait de lui un possible futur numéro trois mondial. À deux/trois pourcents derrière le renard pour StatCounter et W3Counter, et même devant lui pour Akamai IO, la gamme de navigateurs Apple est promise à un bel avenir.

Les outsiders [Sommaire]

Android Webkit : Être numéro un dans l’univers mobile ne suffit pas (encore) pour faire de soi un leader un mondial, loin s’en faut. Mais malgré tout cela lui permet de se hisser dans le top 5 mondial avec un score légèrement sous la barrière symbolique des 10% de PdU. Pas de quoi chambouler la vie à court ou moyen terme des mastodontes actuellement loin devant lui, mais une force avec laquelle il va falloir compter dans le monde tout mobile tout connecté qui se profile.

Opera : Anciennement navigateur majeur dans le secteur mobile où il est aujourd’hui troisième et fortement sur le déclin, très (trop) peu présent mais stable dans le secteur des desktops, il ne reste à ma connaissance aucune raison de penser que les choses puissent notablement s’améliorer pour lui à l’horizon 2015…

UC Browser : Premier navigateur en Inde où il tourne autour des 21% de PdU, en progression (autour de 10%) pour une poignée de pays d’Asie (Bangladesh, Pakistan…), présent encore (entre 3 et 5% d’utilisateurs) dans une quinzaine supplémentaire (Chine, Arabie saoudite, Indonésie, Iran…) il profite lui aussi de l’importance grandissante du secteur mobile dans le trafic Internet global pour se faire remarquer. Trop peu connu en dehors de l’extrême-orient pour devenir à court terme un navigateur majeur, mais indéniablement une alternative pour tous ceux qui ne veulent pas surfer « occidental ».

Janvier – Février 2014
Classement toutes catégories confondues des navigateurs Internet dominant le marché mondial fin février 2014, et évolution de leurs Parts d’Utilisation sur le dernier bimestre
Navigateurs StatCounter W3Counter Akamai IO
Parts (%) Variation Parts (%) Variation Parts (%) Variation
Chrome 1 36.4 +0.6 36.4 +2.7 28.5 -1.5
Internet Explorer 2 17.9 -0.7 19.6 -2.3 24.8 +2.9
Firefox 14.9 = 18.3 +0.3 14.2 -0.2
Safari 3 12.6 +0.8 16.7 -0.2 18.6 -1.4
Android Webkit 7.1 +0.3 9.4 +0.1
Opera 4 4.2 -0.4 2.6 -0.2 1.6 -0.3
UC Browser 2.7 +0.1

Informations complémentaires :

  • 1 la valeur indiquée pour Chrome est faite du cumul des parts d’utilisation de toutes les versions du navigateur (Chrome, Chrome Mobile).
  • 2 la valeur indiquée pour Internet Explorer prend en compte les parts d’utilisation de toutes les versions desktop du navigateur (6 à 11) ainsi que de celles de IE Mobile.
  • 3 la valeur indiquée pour Safari est faite du cumul des parts d’utilisation de tous les navigateurs du groupe Apple (Safari, iPhone, iPod).
  • 4 la valeur indiquée pour Opera prend en compte les parts d’utilisation de toutes les versions du navigateur (Opera, Opera Mini).
  • Pour des informations complètes sur le calcul des PdM/PdU selon chacun de ces organismes veuillez vous diriger vers ce billet explicatif.

Classements semestriels : les navigateurs Web sur tablettes et consoles [Sommaire]

À la lecture des résultats des navigateurs Internet pour tablettes de ces 6 derniers mois, deux conclusions s’imposent :

  1. La gamme Safari domine le secteur de manière écrasante.
  2. Chrome est aujourd’hui le seul browser capable de ravir des parts d’utilisation à ses concurrents.

Fort de son avance technologique Apple a longtemps naturellement ultra-dominé le secteur (il a tout simplement été le premier, et le temps d’être copié le seul, à mettre des tablettes tactiles sur le marché). Cependant, depuis la fin 2013 la concurrence (les terminaux sous Android OS) a largement rattrapé le coup, et les parts de marché (cette fois en quantités de tablettes vendues) de l’un et de l’autre sont aujourd’hui globalement équivalentes. (Pour plus d’informations sur les parts de marché des vendeurs de tablettes tactiles au 3ème trimestre 2013, voir le site de l’IDC.)

Or Safari reste très largement (65/35) en tête des navigateurs Internet utilisés depuis une tablette. Mais comment que cela se peut-il donc ??? Une raison me vient à l’esprit : un internaute équipé d’un iPad surfe 3 à 4 fois plus qu’un internaute avec une tablette sous Android OS.

La hiérarchie du secteur n’est donc pas près d’être chamboulée, même si dorénavant l’on peut constater tous les mois l’effritement des PdU de Safari au profit de l’éternel rouleau compresseur de ce début de siècle : Chrome. D’ailleurs, il semblerait que l’on soit maintenant parti pour assister, dans le milieu des terminaux intelligents à écran large et/ou haute résolution, à un remake du combat titanesque qui a eu lieu ces dernières années pour la place de numéro 1 des navigateurs sur ordinateurs de bureau entre les champions de Microsoft et de Google. Et qui a fini par tourner à la bérézina pour Internet Explorer. Apple est prévenu.

Pour être complet sur le sujet, notons la présence pour l’instant en seconde position du classement d’un Android Webkit, autour des 20% de PdU mais qui ne progresse plus, et en quatrième position de Silk, le navigateur embarqué des tablettes Kindle de Amazon, autour des 3%. Les autres mastodontes habituels du secteur desktop (à savoir IE, Firefox et Opera) sont ici aussi présents, mais pour l’instant de manière tout à fait anecdotique (moins de 1%).

Janvier – Février 2014
Classement semestriel des navigateurs Web sur tablettes et évolution de leurs Parts d’Utilisation
Navigateurs StatCounter
Monde
StatCounter
France
Parts (%) Variation Parts (%) Variation
Safari 67.6 -2.1 61.6 -3.0
Android Webkit 16.1 -0.3 24.7 +0.3
Chrome 9.7 +2.5 11.2 +3.5
Silk 3.1 +0.1 0.4 =

Pour des informations complètes sur le calcul des PdM/PdU selon StatCounter veuillez vous diriger vers ce billet explicatif.

Du côté des (micro-)navigateurs embarqués sur consoles (et GPS, et décodeurs, et PDA, et véhicules automobiles… bref tout terminal intelligent mobile connecté de faible capacité, nécessitant un navigateur compact, léger et électriquement économe) on suit les générations.

Le géant japonais Sony domine toujours très largement le secteur à l’aide de ses navigateurs embarqués maison avec, tous modèles confondus (PlayStation 3 et 4) plus de deux tiers des parts d’utilisation mondial sous sa coupe. Cependant, la version PS3, blockbuster du secteur des consoles, est de loin celle qui perd actuellement le plus de PdU (moins 20% en 6 mois c’est loin d’être négligeable), et ce n’est pas la version PS4 (sortie fin novembre 2013) qui, pour l’instant du moins, va venir à son secours avec ses 7% de PdU.

Microsoft et la Xbox One, sortie elle aussi fin novembre 2013, fait elle par contre une entrée fracassante directement à la seconde place du classement avec 18% de PdU (13% en France).

NetFront NX, le micronavigateur omniprésent sur consoles portables (PSP, Nintendo 3DS, PS Vita…) progresse quant à lui trop faiblement pour conserver sa seconde place et glisse en troisième position, très légèrement sous la barre des 10% de parts d’utilisation (15% de PdU en France) — mais au vu du marché des consoles portables je ne me fais guère de soucis pour lui, son avenir me paraît assuré.

Ce n’est par contre pas le cas pour Opera, que l’on retrouve ici aussi dans ce marché de niche, et ici aussi encore et toujours à la baisse. Troisième force du secteur il y a encore 6 mois, il perd pratiquement 50% de ses parts et régresse en cinquième et dernière position en ce début d’année 2014. En route pour l’oubli ici aussi ?

Janvier – Février 2014
Classement semestriel des navigateurs Web sur consoles et évolution de leurs Parts d’utilisation
Navigateurs StatCounter
Monde
StatCounter
France
Parts (%) Variation Parts (%) Variation
Sony PS3 59.6 -24.8 62.7 -19.6
Internet Explorer 18.8 +18.8 13.1 +13.1
NetFront NX 9.9 +2.0 15.0 +1.8
Sony PS4 7.0 +7.0 7.1 +7.1
Opera 4.7 -3.0 2.1 -2.4

Pour des informations complètes sur le calcul des PdM/PdU selon StatCounter veuillez vous diriger vers ce billet explicatif.

Février 2014 — le bilan [Sommaire]

En ce début d’année 2014 nous pouvons d’ors et déjà constater l’importance grandissante que prend le secteur mobile dans la navigation sur le Web. Internet Explorer, très peu présent sur ce secteur, Firefox, quasiment absent sur ce créneau, Opera, à la mode du temps des débits d’escargots grâce à sa version « Mini » mais de plus en plus boudé du grand public à mesure que les vitesses accélèrent, stagnent ou perdent du terrain face à leurs concurrents, alors qu’à l’inverse Chrome, en forme et sur tous les fronts, se fait de plus en plus hégémonique, et que Safari et Android Webkit, en progression continue, se font de plus en plus menaçant.

2014 marque le début de l’ère du « wearable computing », de l’informatique embarquée que ce soit sur des lunettes, des vêtements… tous les accessoires possibles et imaginables, tous mobiles. Les pratiques vont donc changer, les rapports de force aussi. Une année passionnante en perspective.

erreur

Les chiffres compilés dans cet article sont exprimés en Parts de Marché (PdM) ou Parts d’Utilisation (PdU). Ils représentent le pourcentage d’internautes utilisant ledit navigateur, parfois sur une zone géographique déterminée, parfois sur un type d’appareil catégorisé, parfois sur un mélange de tout cela.

Sont pris en compte dans ce billet les données et informations publiques fournies par Statcounter, W3Counter, Akamai IO et AT Internet (marché européen exclusivement pour ce dernier).

Maxime Mullet • l’Arpenteur de l’Infosphère

2 réponses à “Les meilleurs navigateurs Internet 2014 : classement popularité janvier – février

    1. Maxime Mullet (auteur de l'article)

      Les navigateurs, c’est comme les voitures. Tous les êtres humains n’ont pas du tout les mêmes besoins ni les mêmes objectifs.

      J’aime Firefox car tous les plugins qui m’apparaissent indispensables y sont disponibles et ce n’est pas à chaque fois le cas chez tous les concurrents, car il reste très économe en mémoire et rapide en exécution quand j’ai un très grand nombre d’onglets ouverts, car la gestion des favoris m’y apparait énormément plus agréable.

      À petit nombre d’onglets, Chrome reste cependant beaucoup plus fluide et je l’utilise du coup pour du travail rapide, passager. Mais l’utiliser à plein temps c’est donner encore plus de pouvoirs à Google… puis je déteste sa gestion des favoris, et au moins un plugin que j’estime vital n’y sera apparemment jamais autorisé.

      Avec Internet Explorer je n’ai jamais de problèmes avec des sites gouvernementaux français, ce qui n’est pas le cas avec les 2 précédents. Mais l’utiliser exclusivement me forcerait à me passer d’outils/extensions/plugins qui ralentiraient ma productivité. Et ce qu’il peut être lent…

      etc. etc. etc.

      Quand au W3C… j’espère que certains navigateurs refuseront les normes à venir, DRM dans le HTML en tête de liste.

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